Par : StéphaneSalut Sylvain,
Ce filtre (0.2µM) enlève sans problème les protozoaires (≥ 5µM : giardia, Cryptosporidium...) et les bactéries (0.5-0.2µM : E.Coli (coliformes), salmonelle...).
Il ne filtre pas les virus (0.004µM : hepatite A, Rotavirus... ), qui sont beaucoup trop petit et les contaminations chimiques. La contamination par les virus n'est habituellement pas un problème en Amérique du Nord. Il faut par contre faire preuve de jugement pour déterminer s'il y a un potentiel de contamination chimique (zones industriels, zones agricoles, rejets domestiques...). Certains filtres peuvent contenir du charbon activé pour diminuer la contamination chimique et/ou un traitement à l'iode pour éliminer les virus.
Le filtre a un très bon débit et est très compacte. Il a un pré-filtre qui plonge dans la source et un adaptateur pour le goulot d'une gourde à la sortie d'eau purifié. Il a le grand avantage de pouvoir faire des "back-flush" sur le terrain pour nettoyer le filtre, quoi que ça ne règle pas tout si on a affaire à une source d'eau turbide.
Bien que bouillir l'eau (jusqu'aux premiers bouillons ou 1 minute à gros
bouillons en altitude) soit encore la meilleure façon d'éliminer les
contaminations biologiques, incluant les virus, ce type de filtre est une très bonne façon de s'approvisionner rapidement en eau potable en limitant la charge total du kayak lors de longues expés.
Il est habituellement facile de trouver des sources d'eau le long du fleuve, surtout à l'aide de cartes topo ou gps et qu'on planifie nos arrêts en fonction de ces sources. Si on est sur un lac ou une rivière, on peut filtrer directement l'eau du lac ou de la rivière si on juge que la contamination chimique est absente ou très limitée.

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