Me connecter à mon blogue
Me connecter
Utilisateur:
Mot de passe:
Me maintenir connecté
Mot de passe oublié | Enregistrer un nom

Blogueurs du Nouveau Monde
Une incursion dans la passion du kayak de mer...

10 DERNIERS BILLETS

5 DERNIERS COMMENTAIRES

CATÉGORIES

ARCHIVES

2008
2009
Janvier (27)
Février (20)
Mars (13)
Avril (8)
Mai (4)
Juin (4)
Juillet (6)
Août (11)
Septembre (5)
Octobre (2)
Novembre (9)
Décembre (4)
2010
Janvier (1)
Février (3)
Mars (5)
Avril (6)
Mai (6)
Juin (1)
Juillet (6)
Août (6)
Septembre (2)
Octobre (2)
Novembre (3)
Décembre (2)
2011
2012
2013
2015

BLOGUEURS

Stéphane (124)
Denis (80)
SPARTACVS (1)
syl (1)
Lupin (9)
EricM (1)
decouvreurs (1)

STATISTIQUES

Blogue: 334306 visites
Ce message: 30211 visites
⊳ Publication précédentePublication suivante ⊲

Deux fois trop d'oies blanches
Par Denis, 4 Décembre 09, 18:06

Section Faune et flore | Faune et flore | 1 commentaire

L'auteur souligne que selon les derniers recensements, la population a augmenté de façon considérable, atteignant 1,4 millions d'individus, soit presque le double de ce que les scientifiques souhaitent maintenir.

Photothèque Le Soleil

par Annie Morin  -  Le Soleil

(Québec) Les biologistes craignent d'a­voir perdu le contrôle de la population d'oies blanches. Environ 1,4 million d'oiseaux ont migré cette année, un sommet inégalé qui dépasse du double la volée idéale.

Cela fait plus de 10 ans que les scientifiques s'inquiètent de la progression de la grande oie des neiges au Québec. Quand la population tournait autour de 800 000 individus, ils insistaient déjà sur l'importance de freiner sa croissance. La mise en place de mesures de contrôle, allant de l'effarouchement à la chasse printanière en passant par une augmentation de la limite des prises quotidiennes, a eu des effets concrets, mais temporaires.

Après une légère baisse au début des années 2000, la population s'est remise à croître. Il est même aisé de parler d'explosion. Des conditions exceptionnelles enregistrées dans l'Arctique, au printemps 2008 et encore en 2009, ont permis à davantage de jeunes de survivre. De 947 000 l'an passé, le nombre estimé d'oiseaux est donc passé à 1 428 000, un bond de plus de 40 %. Rien à voir avec les 3000 à 4000 spécimens recensés en 1910, alors qu'on craignait pour la survie de l'espèce.

Dommages possibles

Gilles Gauthier, professeur au département de biologie et au Centre d'études nordiques de l'Université Laval, tempère un peu ces chiffres impressionnants en précisant que la population a peut-être été sous-évaluée l'an dernier ou surévaluée ce printemps. Mais l'ordre de grandeur est bon : il y a deux fois plus d'oies blanches que les scientifiques le souhaitent. «Il ne faudrait pas que ça dépasse 700 000», précise M. Gauthier.

Car les grandes oies, aussi majestueuses soient-elles, sont susceptibles de causer des dommages à l'environnement. Les craintes sont vives pour l'écosystème de l'Arctique, où a lieu la reproduction, mais aussi pour les marais du fleuve Saint-Laurent, où les oies se nourrissent de scirpes, des hautes herbes.

Les oiseaux font également des ravages dans les champs agricoles quand ils sont en migration. La Financière agricole du Québec compense à 80 % les dommages causés aux cultures. De 2005 à 2009, le nombre de réclamations est passé de 477 à 708 et le montant des indemnités versées de 582 000 $ à plus de 1 million $, une situation exceptionnelle qui s'était vue une seule fois, en 2002.

«L'inquiétude, si on dépasse le million d'oies, c'est que la population grossisse trop vite et qu'on se ramasse avec deux, trois, voire quatre millions dans 10 ans. À 1,4 million, il y a des bonnes chances qu'on les ait déjà échappées», indique M. Gauthier.

«C'est sûr que plus on a d'oiseaux, plus c'est difficile à contrôler», confirme Josée Lefebvre, biologiste au Service canadien de la faune. Elle hésite cependant à dire que le point de rupture est atteint, car il faut souvent du recul pour en juger.

Mesures dépassées

Chose certaine, plusieurs mesures de contrôle ne donnent plus les résultats escomptés. La chasse printanière, par exemple, est beaucoup moins populaire et fructueuse qu'à ses débuts en 1999. Les captures sont passées de 100 000, pour les meilleures années, à 27 000, ce printemps.

L'effarouchement est aussi plus difficile à organiser, car les oiseaux se sont adaptés. Ils restent moins longtemps à la même place et se promènent en plus petits groupes.

Ils ont même modifié leurs routes, délaissant un peu Cap-Tourmente, Baie-du-Febvre et le Bas-Saint-Laurent pour le sud du Québec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«C'est rendu difficile de les courir un peu partout», déplore Michel Baril, biologiste pour la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs, qui recense environ 35 000 sauvaginiers au Québec.

Agriculteurs inquiets

Les agriculteurs, eux, sont inquiets. Au Saguenay-Lac-­Saint-Jean, où les oies blanches font escale depuis quelques années seulement, c'est le sujet de l'heure. «Comme producteurs agricoles, on subit les conséquences. Les oies ne se contentent plus de manger les restes, elles attaquent les champs de foin et de céréales qui sont encore debout», déplore André Fortin, président de la branche locale de l'Union des producteurs agricoles (UPA). L'organisation propose de devancer la saison de chasse printanière, d'augmenter encore le nombre de prises, voire le nombre de balles permises dans les fusils, et même de ramasser les oeufs en période de reproduction.

Ottawa amorce l'étude de ces options. Gilles Gauthier craint toutefois qu'il n'y ait pas de recette miracle. «Même si on réduit le troupeau, les oies vont continuer d'aller dans les champs» parce qu'elles ont compris qu'il y avait là une bonne source de nourriture facilement accessible.

Une solution américaine

Les scientifiques comptent maintenant sur l'instauration d'une chasse printanière dans une demi-douzaine d'États du nord-est des États-Unis pour stabiliser la population des grandes oies des neiges. Nos voisins ont tardé à l'adopter, car il ne s'agit pas d'une chasse traditionnelle là-bas.

Des groupes de conservation de la nature aux coffres bien garnis ont aussi contesté la réglementation devant la justice pendant plusieurs années.

source: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/200912/02/01-927322-deux-fois-trop-doies-blanches.php


SOUMETTRE UN COMMENTAIRE
** Connectez-vous pour pouvoir commenter ce message **


L'adresse de ce blogue:
http://blogues.kayakdemer.net
M'abonner à ce blog via RSS 2.0
Qu'est-ce que le RSS ?